Jolie découverte, grâce à Carole (qui n'a pas de blog mais qui a gentiment tenu à partager ses trésors).

Lors des journées du patrimoine, elle a eu l'occasion de contempler sa ville de Beauvais sous un autre jour et d'en savoir plus sur l'usine Colozier, une ancienne usine de céramique (de carreaux de grès cérame, pour être précis).

Datant de la fin du XIXe - début du XXe, il s'agit d'un magnifique exemple d'architecture industrielle...

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Extrait des informations données par le service régional de l'inventaire de Picardie (à consulter ici):

"En 1840, François Colozier établit une briqueterie (détruite) à l'emplacement du site actuel et y construit trois fours en 1840, 1854 et 1873 (détruits).

En 1889, l'usine revient à son petit fils Octave Colozier qui la reconstruit entièrement en mécanisant les trains de fabrication (détruits) et en installant cinq grands fours Hoffmann chauffés par gazogènes en 1890 (détruit), 1902, 1907 et 1913 (détruit).

La production s'oriente alors exclusivement vers la fabrication de carreaux de grès cérame incrustés.

Entre 1906 et 1930, construction des 120 maisons des cités ouvrières de la Trépinière et de la Belle Mouleuse (section AY).

En 1910, il élève le long de la voie ferrée un bâtiment à usage de bureau, revêtu de carreaux dont certains ont été dessinés par le peintre Lelièvre.

En 1959, l'usine est mise en liquidation et toutes les machines sont vendues ou détruites. Les bâtiments sont alors rachetés par l'usine de fibres artificielles Novacel (actuellement Spontex) qui s'en sert depuis de lieu de dépôt."


Et une autre photo, qui vient toujours de Beauvais, mais de la Maladrerie Saint-Lazare.

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D'après les infos glanées ici et là, la Maladrerie Saint-Lazare a été construite aux XIIe et XIIIe siècles.

Ses bâtiments composent l'une des maladreries les mieux conservées de France. Elle était notamment destinée à accueillir les lépreux. Elle comprenait une ferme (la petite communauté était tenue d’assurer sa subsistance), une chapelle et un logis qui devait abriter le dortoir des religieux.

Vendu sous la Révolution, le lieu devient une simple ferme jusqu’au XIXe siècle. Aujourd'hui, le grange restaurée a trouvé une seconde vie en tant que salle de spectacle.

J'attends les vôtres pour étoffer ma petite collection : ccommeca17@yahoo.fr